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Le violon d'Ingres de Man Ray, 1924

Une chanson triste et des souvenirs dispersés par le vent. Une douce envie de tendres sentiments. Voilà le Haiddish qui habite aujourd’hui Elonele.

Elonele nourrit un brin de nostalgie. Le vent balaye ses pensées jusqu’à l’océan mais, parfois, elles lui reviennent avec les vagues. Des vagues à l’âme qui cognent, comme ça, sans prévenir. Elonele aime cette route, à mi-chemin entre la joie des souvenirs heureux et cette tristesse cramponnée aux larmes évaporées dans les arcanes du temps. Un peu de nostalgie, entre deux eaux, c’est aussi doux qu’un gant de soie fabriqué tout spécialement pour vous nettoyer le cœur.
Elonele écoute A Yiddishe Mame. Cette chanson triste lui fait penser à elle, qui s’est envolée avec ses pensées jusqu’à l’océan, mais dont les images lui reviennent avec les vagues. Des vagues à l’âme dans lesquelles trempent ses souvenirs les plus doux. En flirtant avec la corde sensible d’un fidl (violon) klezmer, c’est fou la belle musique que composent les tendres souvenirs d’Elonele. Cela lui donne envie d’aimer, aimer jusqu’à se perdre dans les étoiles. Dans un bain de bonheur délicat, feinshmeker, voici donc son Haiddish du jour.

Une nuit de poudres d’étoiles dans ses cheveux au vent
Sur une hanche contrebasse glisse une main de soie
Le souffle chaud d’un secret vole jusqu’à ses oreilles

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Seventh Haiddish (Haiku in a Yiddish way)

A night with starpowder on her hair, by the wind
On a hip, double bass, an hand made out of silk is sliding
The warm breath of a secret is flying up to her ears

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