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Vladmir Kush (détail)

Sur son chemin vers le Yiddishland, Elonele essaime des Haiddish (le haïku à l’esprit Yiddish) comme autant de petits cailloux jalonnant ses aventures…

Aujourd’hui, Elonele poursuit sa route sans se retourner vers sa maison, même s’il a du mal à s’en détacher. « Mayn Heymele » (mon p’tit chez moi), pense-t-il, et cela suffit à lui réchauffer l’âme. Après avoir ruminé son paracha pendant des heures, Elonele s’est remis à butiner des pensées comme un papillon, un « oiseau d’été », un zomerfeygele. Il songe à la douce odeur du baygel de bobè (ah, les petits pains de sa grand-mère !) et cela le met en joie. Ainsi reprend-il son périple en trottinant avec légèreté. Il n’entend déjà plus ses semelles croquer les cailloux quand s’invite en lui un nouveau Haiddish :

Un jour, le papillon se posa et inventa la colle
Noa’h venait d’enduire de poix son arche en bois de gôfèr
Éternelle traversée, attaché à ses ailes

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Second Haiddish (Haiku in a Yiddish way)

Once upon a time, the butterfly landed and invented the glue
Noa’h had just coated with pitch the gopher wood of his Ark
Eternal crossing, stucked to his wings

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