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Sur son chemin vers le Yiddishland, Elonele se retourne en lançant un regard plein d’affection vers sa maison. « Que Mayn Heymele est Haimish !», songe-t-il. Oui, son chez lui est cosy, chaleureux, accueillant. Haimish, c’est cela. Et comme Elonele se sent l’âme d’un poète, aujourd’hui, il sourit en imaginant le mot qu’il inventerait pour un haïku yiddish.

Elonele apprécie ces courts poèmes japonais. Il se verrait bien en inventer tout au long de sa longue route vers le Yiddishland, comme l’on dépose de petits cailloux ou tout simplement ses empreintes.
Alors, il recherche un mot accueillant, chaleureux comme sa maison (Haimish) qui aurait le mérite de reprendre la première syllabe de « Haiku ». « Chochem ! » (intelligent), s’exclame-t-il en trouvant un mot-valise composé de la première syllabe de haimish et haïku (« Hai ») et de la terminaison de « Yiddish ». Voilà comment Elonele invente le « Haiddish », le haïku avec un Sekhel (esprit) yiddish. Un néologisme, c’est bien, mais pour prêter vie à cette pensée, encore faut-il lui affecter la parole, l’affect (Midot). Pour donner corps à son Haiddish, Elonele en imagine donc un tout premier :

La tempête emporte un passant
613 pensées voltigent
Son schtreimel a rattrapé Ariel

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First Haiddish (Haiku in a Yiddish way)

The storm is blowing away a passer-by
613 thinkings are fluttering
His schtreimel caught Ariel up

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